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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 23:49

Par Thaline

Pour ceux qui se demande d'où me vient ce titre de billet bizarre, j'en explique le principe .

En gros, pour parodier les fameuses "brèves de la semaine" qui pullulent dans la blogosphère, j'y couche tout ce qui peux bien me passer par la tête...

 

- Encore un week-end de Pentecôte sans fête de famille...

Normalement et depuis 20 ans, à chaque Pentecôte, avec la famille de mon père, nous nous réunissons pour une grande et belle journée ensemble. Chacun apporte à manger et à boire....Cela permet de garder un lien et aussi de voir les petiots grandir (et y a 20 ans c'était moi la petiote qui grandissait) ! J'aime ces fêtes de famille qui a doublé de volume en 20 ans, mes cousines ayant maintenant leur propre famille aussi.

Or, cette année encore, l'état de ma tata ne nous donne vraiment pas envie de faire la fête et nous réunir. Alors plutôt que de se forcer, on préfère ne rien faire du tout ! Mon week-end promet donc d'être gris malgré ce très beau temps tant attendu. Je suis en train de perdre ma tante, alors j'ai toutes les raisons d'être morose....

 

- ...et je ne suis vraiment pas pressée de voir ma famille se disséminer les uns après les autres. Mes oncles et tantes vieillissent, et je n'ai quasiment pas connu mes grands-parents. Je sais qu'ils sont en âge de tomber malade. Le plus tard sera le mieux mais ce qui arrive à ma tante: les mauvaises nouvelles, le fait qu'il n y ai plus d'espoir, son admirable force et combativité me rappelle l'horrible réalité. Et j'aime pas ça !

 

- J'ai enfin vu l'exposition de Tim Burton, en profitant de la gratuité de la Nuit des Musées. J'y ai rencontré de chouettes nanas avec qui j'ai sympathisé dans la file d'attente alors qu'il pleuvait des trombes d'eau et que je n'avais pas pris de parapluie. Je remercie donc Maddy et Maud du site Histoire de Romans pour avoir partagé un petit bout de parapluie contre un immense morceau de paradis en leur compagnie :-). Comme quoi, "le hasard n'existe pas" et la vie peut aussi être fait de jolie surprise!

 

- En plus, elle était sympa cette expo, on se marchait dessus mais c'était sympa. Tim Burton a vraiment son univers et une imagination débordante. Il a un rapport de la vie très drôle même si très noir, ça en est presque paradoxale ! On en apprend beaucoup sur lui, et sa vision de la vie. D'ailleurs mon dessin préféré est celui qui représente Cupidon:

http://lesmidinettes.com/wp-content/uploads/2011/11/tim-burton0.jpg

 

- Le dossier de presse d'Elie et l'Apocalypse sort dans 1 semaine !! Et j'ai hâte de voir le rendu ! Je suis très fière de faire partie de cette aventure et j'espère que le livre aura le succès mérité...

 

- Un chiffre négatif mais en positif: -10 kg...voilà c'est tout, juste ça !

 

- Mais pour autant, mon corps ne me remercie pas puisque en ce Samedi estival, chaud et ensoleillé, je suis bien partie pour passer mon week-end clouée au lit et complètement anémiée alors que j'aurais peut-être préféré le passer à me promener sur les quais de Paris, ou dans un Parc, ou dans un musée...

Message personnel à mon corps: JE TE DETESTE !! Sale carcasse pourrie ! On dit bien UN corps, ça m'étonne pas que tu sois masculin ouais !

(Désolée) (mais ça fait du bien)

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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 23:48

Par Thaline

Il y a quelques jours, j'ai été interpellée sur la blogosphère par un article s'interrogeant de la place de l'ex dans la vie d'une femme.

(Quoi?! Tu as repris contact avec IL?! ...oui et non...enfin disons que j'essaie...mais c'est toujours si compliqué avec lui...)

 Ce sujet me concerne donc légèrement en ce moment, je me pose pas mal de question...alors j'ai trouvé l'article très intéressant !

Mais pas au point d'en faire un article. Jusqu'à aujourd'hui !

Je n'aime pas parler de mon travail sur ce blog, je vais donc rester évasive. Mais, depuis plus de 2 ans, je suis confrontée à un "couple" de propriétaire qui n'en sont plus. Je m'explique. Ils ont divorcés et Monsieur s'amuse à se servir de tous les moyens possible (dont moi!) pour pourrir la vie de son ex-femme. Dernièrement, il m'a pourri parce que je communiquais avec son ex-femme en la nommant par son nom à lui, or "elle n'a plus le droit de porter mon nom, le divorce a été prononcé!". Qu'ai-je à voir là-dedans? Je me le demande encore...

Sauf, que outre le fait de trouver cela très triste de finir ainsi: 2 personnes qui ont vécu 30 ans ensemble, ont acheté une maison, eu des enfants...J'ai du mal à comprendre: comment peut-on se haïr autant après s'être aimé aussi longtemps?

Il n y a que moi que cela choque?

 

Je vis peut-être au pays de Oui-Oui mais, je ne m'imagine pas vouloir du mal à une personne que j'ai aimé.

Ma vie sentimentale étant un gouffre sans fond, je n'ai eu dans toute ma vie qu'un seul ex, avec qui j'ai vécu une histoire casse-gueule, complexe et qui s'est mal fini. En fait, il n y a même pas eu de clap de fin: il est lâchement parti du jour au lendemain, dégagée comme une mal-propre. Je crois qu'on peut appeler cela une "désertion sentimentale". Il s'est, souvent parfois très mal comporté (et il l'air de vouloir continuer en plus, le bougre !), j'aurais toutes les raisons du monde pour lui en vouloir à mort ! Mais il n'en est rien.

Pourquoi?

Parce que je l'ai aimé très fort ! Et que, dans notre histoire, c'est la seule chose que je veux retenir. Tout simplement.

(et parce que je connais sa vie et son passé et que si cela ne l'excuse pas, il a des circonstances atténuantes mais ça, ça le regarde.)

Je considère que les personnes de ma génération vivent dans un paradoxe total: il n'a jamais été aussi facile de communiquer et pourtant, il n'a jamais été aussi compliqué de se poser et de trouver quelqu'un qu'on aime et qui nous aime en retour. L'Amour est devenu rare. Alors, lorsque cela arrive, on se doit de le préserver, même lorsque l'histoire est finie !

Mon histoire fait partie de ma vie. Pour toujours. Et c'est aussi, un peu, ce qu'il fait que je suis moi aujourd'hui. Et j'aime à penser que c'est réciproque de son côté, bien que je doute, très souvent, et depuis toujours, lui avoir apporté quelque chose un jour, mais ça, c'est une autre histoire, et lui seul pourra y répondre.

Je l'ai aimé très fort, il m'a aimé, un peu j'espère, je crois, cela est fini c'est triste, j'ai essuyé beaucoup de larmes (ah le Premier Amour !) mais le temps faisant son oeuvre, j'avance avec une partie de nous en moi. Je ne peux donc pas lui vouloir de mal, cela serait irrespectueux pour le "nous" vécu et que je me dois de préserver.

Pour moi, les personnes qui veulent du mal à un ancien amour, ne se respectent même pas eux-mêmes. Et cela est malsain, à vivre dans la rancune et la haine de l'autre, on ne peut pas tourner la page et avancer.

Lorsque j'ai aimé quelqu'un, j'ai besoin. Sans aucune arrière pensée perverse ou curiosité mal placée, j'ai besoin de savoir comment il va. De me rassurer. Si tout va bien, comment il évolue. Si il est bien entouré, avec des personnes qui l'acceptent pour ce qu'il est vraiment et pas par simple intérêt. Bref, si il est heureux, épanoui et serein.

De son côté, je sais qu'il ne me l'avouera peut-être jamais, il fait pareil. Je le sais. Comme un besoin de garder un contact, même infime. Il a été important dans ma vie, il y aura toujours une petite place, c'est normal, je dirais même plus: c'est légitime !

Je n'ai pas d'idée arrêtée sur le fait de savoir si on peut rester ami avec un ex, je n'ai ni assez d'expérience, ni assez de recul, mais j'ai envie d'y croire.

D'abord, pour ne pas finir, de manière malsaine, avec des doutes, des rancoeurs et encore moins de la haine. Et ensuite, ne serait-ce que pour préserver et respecter un passé commun.

De toute façon, si on a été important l'un pour l'autre, le phénomène de manque sera toujours présente. Alors plutôt que de s'épier en silence et rester sur des non-dits, en pensant à l'autre comme une histoire inachevée au goût amer, autant avoir une bonne explication, se veiller et se protéger.

Non?


 

 

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 00:56

Par Thaline

Je n'aime décidément pas ce mot "critique" avec sa connotation négative, ça ne donne pas envie!

Je préfère le mot "ressenti".

 

Donc, je vous en avais parlé il y a maintenant plusieurs semaine, suite à la sortie officielle du futur best-seller d'Elen Brig KORWIDEN:

"Elie et l'Apocalypse - Tome I: Les 3 sages"

Pour (re-) résumer le speech de ce roman real-fantasy:

Selon le calendrier Mayas, le fin du monde est prévu pour le 21 Décembre 2012.  Cependant, le roman débute en Septembre 2025: nous vivons dans un monde hyper écologique, hyper surveillé et hyper technologique. L’homme est devenu cyber dépendant et connecté, la Terre et la nourriture sont chimiquement saines, et les sciences occultes sont officiellement reconnues depuis 2023.

Au milieu de tout ça, vit un petit génie de 9 ans très précoce: Elie!

Elie est une petite fille, future bachelière, qui a pour seuls amis son petit frère Philou et surtout Pat, un jeune homme indépendant et protecteur.

Elie n'est pas une petite fille comme les autres: c'est le Messie et sa vie (donc le sort du Monde) est en danger!

En secret, et au milieu des tensions religieuses, les groupes extrémistes cherchent à exterminer ce Messie pendant que « Ceux qui Peuvent », des occultistes télépathes, s’organisent pour assurer sa protection. Aidée des Sages, Elie devra se préparer à son rôle et recevoir son éducation, au château des Transes. Là-bas, elle se découvrira et devra affronter les doutes, la peur et même la trahison...

 

P1040547.JPG

 

C'est en tout objectivité, qu'une fois le tome I fini, je vais vous faire part de mon ressenti:

- Tout d'abord, on compare souvent le roman d'Elen Brig KORIDWEN à la célèbre saga d'Harry Potter. Or, je ne suis pas d'accord !

Le château des Transes est loin de ressembler à Poudlard. La plume n'est pas sans rappeler celle de Philip Pullman (auteur britannique de la saga des "Sally Lockhart" et de la Trilogie "A la croisée des Mondes"). Elie a d'ailleurs, selon moi, des ressemblances avec Lyra, l'héroïne de la trilogie.

Par moment, le style d'écriture et l'humour, me faisaient aussi penser à Jonathan STROUD (encore un auteur britannique) avec sa magnifique trilogie de Bartiméus où le héros de l'histoire est aussi un petit génie très précoce...

 

- Ce roman est de la real-fantasy !

C'est à dire qu'il n'est pas simplement issu de l'imaginaire de l'auteure et qu'il est parfaitement documenté dans tout ce qu'elle évoque (les sciences occultes, les mayas, des révélations sur la quête du Graal, une étude approfondie des phénomènes paranormaux, de la symbolique, des mystiques, de l'histoire des religions...). Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'Elen Brig KORIWDEN est une femme très très cultivée et qu'elle maîtrise parfaitement ses sujets. Il m'est arrivé plusieurs fois de "sortir" de l'histoire et du roman pour ma laisser impressionner par le savoir mais surtout par ses explications très accessibles et simples. Respect !

 

- J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et j'attends le tome II avec impatience !

Les personnages sont attachants, Elie, certes très précoce, est impressionnante de force et de volonté malgré ses 9 ans.

Pat, son meilleur ami, est un de mes personnages préférés : indépendant, meurtri, maladroit et protecteur. C'est bien simple, on rêve TOUTES d'avoir un Pat à nos côtés !  Il fera preuve d'un loyauté exemplaire et sans concession, en plaquant tout pour suivre Elie au château des Transes.  Il y passera son temps à la soutenir et la protéger, et au milieu d'un chaos annoncé, il finira par se trouver. Il y trouvera autre chose aussi mais ça... chut!

Il y a aussi Agatha, la voyante anglaise, vampe et délicieusement agaçante.

Les "professeurs" en charges de l'éducation d'Elie. Chacun à sa façon...

Bien sûr, le roman débutant en 2025, il vit avec son temps ! Le monde est devenu cyber dépendant et on arrive même à s'attacher aux robots : Einstein le précieux ordinateur d'Elie, Kev' son garde du corps, Célestine la gouvernante, James le majordome di château des Transes...et les alentours contrastent par l'omniprésence de la nature et des animaux.

 

- Dans le roman, Elie doit affronter un traître au sein du château et le suspens est à son comble : tous les acteurs sont suspects. Personnellement, j'ai très vite trouvé le coupable mais un sondage sur la page facebook du roman me prouve que je suis un cas isolé (ou que j'ai beaucoup d'intuition, c'est selon).

La bataille finale est insoutenable! Le château des Transes est attaqué et on dévore les pages comme un petit pain. Qui survivra? Comment vont-ils s'en sortir? Elie arrivera-t-elle à surmonter tout cela? Quelle avenir pour elle et donc par extension pour le monde?

C'est avec autant de questions que l'on ferme définitivement le 1er des 9 tomes que compte cette saga.

 

Et comme je veux en faire un article objectif et sans langue de bois, il y a juste 2 choses mineures qui m'ont gênée dans le roman :

- Comme écrit plus haut, le château des Transes est un endroit où la nature et les animaux ont toute leur place. Un peu trop parfois d'ailleurs...sans trop spoiler le roman, à un moment, le château des Transes est attaqué et tous se battent ...y compris les animaux ! J'avoue (désolée Elen Brig) (oui, je l'appelle Elen Brig si je veux !) que j'ai trouvé cela un petit peu tiré par les cheveux, et c'est le seul moment du roman de 800 pages où je n y ai pas cru.

- Ce roman est parfaitement documenté et on y apprend beaucoup, d'autant plus que l'auteure rend tout cela très accessible. Lire un livre de fantasy, tout en s'amusant et se cultivant est une perspective rare et salutaire. On y parle géopolitique, histoire des religions, phénomènes paranormaux....

Cependant, il m'est parfois arrivé, bien qu'admirative devant autant de savoir aussi simplement écrit, de décrocher et d'avoir du mal à me concentrer sur le sujet. Ce roman pourrait donc rebuter les personnes un peu frileuses à utiliser leurs cervelles, et je ne pense pas qu'il concerne les jeunes lecteurs. C'est un livre que j'achèterai volontiers à ma filleule de 13 ans, passionnée de fantasy, dans quelques années... mais pas tout de suite !

 

"Elie et l'Apocalypse - Tome I: Les 3 Sages" est donc un roman porteur et très prometteur, digne des romans fantasy à succès.

 

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 22:53

Par Thaline

Au moment où j'écris ces lignes, je suis assise sur un banc en face du cimetière américain de Suresnes. Cela fait environ un an que je vis à Suresnes et je n'en avais jamais jusqu'alors éprouvé le besoin...

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai une vue directe sur la Tour Eiffel. Elle est loin, très loin et par ce temps gris, elle semble tout embrouillée.

Au moment où j'écris ces lignes, ma tête bouillonne. J'ai peur. Que va t il advenir de nous ?

L'image de ces croix blanches alignées et de ce cimetière vert parfaitement entretenu prend une force symbolique... comme pour mieux nous rappeler les erreurs du passé.

Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas encore le nom de notre futur président. une question de quelques courtes heures. Mais je le sais.
Je le sais qu'à 20h ce soir, je serai devant mon écran et je le découvrirai impassible: ni joie, ni colère. Aucune des deux personnes à élire ne pourra, ne voudra, ni n'aura la force de freiner la chute. J'éteindrai alors ma télévision, mon Facebook, mon Twitter et son #radiolondres (seul moment de cette élection qui m aura fait sourire) et je m'isolerai avec un bon bouquin ou une partie de wii.
Je n ai aucune envie de voir des liasses d'espoir, de déçu, d'hypocrite: je n'y crois plus. J'ai 30 ans et j'ai peur pour l'avenir. Comment en sommes-nous arrivé là, on était un si beau pays...mes grands parents ne sont plus là pour voir cela et heureusement, qu'en auraient ils pensés ?

Lorsque je me projette, je me dis qu'à 30 ans, contrairement à nos ancêtres où est l'espoir de jours meilleurs? Je ne peux pas m'acheter un appartement même petit pour mes vieux jours. Je n'en ai pas les moyens, je me suis renseignée avec mon petit salaire je ne peux emprunter que 80 000 € sur 35 ans. Je ne peux pas compter sur la vie de couple, aujourd'hui, ils se font et défont en un rien de temps. Pour ces mêmes raisons, je ne songe même pas à faire un enfant.
Oui, je sais, je ne suis pas seule dans ce cas, c'est la base même des gens de ma génération. Je ne me plains pas, je constate.

Nous n'avons pas connu le guerre (comme nos parents ceci dit), nous avons tout à disposition, surtout depuis l'explosion du web. On peut se retrouver à l'autre bout du monde en quelques secondes. Mais nous avons connu le sida, le chômage, les attentats, l'insécurité, la difficulté à se stabiliser et le pire de tous: aucune perspective d'avenir.

Aucune perspective parce que les générations suivantes ne sont pas pour relever le niveau, en même temps quoi de plus logique ce sont nous qui les élevons: bonjour le cercle vicieux. En généralisant à l'extrême (oui je sais, tous les "jeunes" ne sont pas comme cela inutile de m'insulter dans mes commentaires) leur éducation laisse franchement à désirer: on leur a appris qu'ils etaient le plus important, qu'ils avaient toujours raison par rapport aux autres et encore plus si ils sont d'un milieu moindre. Alors le respect est en option chez eux, tout comme l'empathie. Qui n'a pas été choqué par leur attitude, avec en plus aucun moyen de les remettre en place, sous peine de se faire insulter. Dans la foulée, que penser de leur instruction avec des professeurs forcément démissionnaires face à des parents laxistes. Le massacre de la langue de Molière: une langue si jolie... avec ici aussi aucun moyen de les reprendre. Ils ont raison d'écrire avec leurs pieds plutôt qu'un Bescherelle au détriment plus tard de leurs études. Qu'est-ce que cela donnera dans 15 ans lorsqu'ils seront dans la vie active?
J'ai peut-être la sensation de les blâmer et de faire un pamphlet anti-jeune mais il n'en ai rien. Encore une fois, ceux à blâmer sont ceux qui les ont élevés.
Ils réagissent avec leurs ressources. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a été appauvrie, aider par la télé réalité qui met en vedette des modèles affligeants de bêtises. Comment réagir quand on leur demande d'aduler du vent ?
Quand les paroles des chansons qu'ils écoutent sont bourrées de clichés et de fautes, à l'image du sketch du comte de Bouderbala.

Vous voulez savoir la génération Z (oui, celle d'après nous, la fameuse génération Y qui fait couler tant d'encre) ce qui a bercé mon adolescence ? Des textes riches, et oui même dans le rap! C'était constructif et ça donnait à réfléchir.

Le pire dans tout cela, c'est que j'ai l'impression d'avoir tort lorsque j'essaie de préserver les valeurs que mes parents m'ont transmis. Je revois mes propres cousins qui face à leur inculture se moquaient de mes phrases sans fautes ou de mon parlé trop sophistiqué à leur goût parce que j'avais osé employer un mot de plus de trois syllabes:

"arrête de bien parler on comprend rien, parle normalement"


Va leur faire comprendre que je parle un français normal et que je ne veux pas voir tout cela mourir par une génération à qui on a inculqué, que tout leur serait dû, même leurs conneries...

J'ai peur.
Peur de voir ce que nous devenons, peur de voir notre pays se radicaliser. Il y a encore 15 ans, nous vivions tous encore en harmonie peu importait sa religion. On s'adaptait et on acceptait. 1998, la meilleure période du black blanc beur.
 
Aujourd'hui face à la crise (comme celle des années 1930, et oui le génération Z, cela sert à ça aussi l'instruction: en tirer des leçons) les "étrangers" et la religion, même ceux qui ne le sont pas car nés et élevés en France, sont montrés du doigt. C'est une victime si facile et il est toujours plus simple de se trouver un bouc-émissaire que de se remettre en question. En réponse, les religions fatalement incompris et persécutés, se protègent et s'extrêmisent élargissant encore plus le clivage français.

Diviser pour mieux régner ne dit-on pas?


Nos enfants en sont et seront les premières victimes. Une bombe à retardement prête à exploser sous nos yeux, sans que personne n'agisse...ou alors avec la mauvaise solution. On ne désamorce pas une bombe en l'étouffant sous un oreiller.

J'aurais voulu écrire un texte plein d'humour et d'espoir mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je me pose beaucoup trop de questions. Ça va me passer, comme d habitude, ça me passe toujours.

Aujourd'hui, je suis assise sur un banc dans le parc du cimetière américain de Suresnes, face à la Tour Eiffel toujours aussi lointaine et embrouillée et je me demande:


Que va t-il advenir de nous?

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 22:16

Par Thaline

Être devant son écran avec une idée de billet et ne pas savoir comment le commencer: jolie aventure!

 

Je n'ai jamais compris les personnes qui ne peuvent pas faire quelque chose tout seul: faire du shopping, aller en vacances, chez le docteur.

Et pour cause, je vous présente mes 2 plus fidèles amies: la solitude et la débrouillardise.

 

J'ai appris très tôt que je ne pouvais compter que sur moi-même. Dans mon éducation déjà, papa / maman travaillant et n'ayant pas de nounou, j'ai dû être autonome et indépendante très vite. Le cliché de la maman au foyer, connais pas...

Au CP, je rentrais toute seule et à pied chez une de mes tantes, qui me gardait jusqu'au retour de mes parents. Plus tard en école primaire jusqu'au lycée, le matin, je me préparais seule, allais en cours seule avec ma clé de chez moi accroché au cou avec un lacet pour ne pas la perdre. Le midi, alors que certaines mamans préparaient de bons petits plats à leurs enfants, "tonton micro-onde" me chauffait mon déjeuner en 1 minute 30. Il est bien pratique pour ça tonton micro-onde, il a simplifié la vie des mères actives, je crois.

A 16h, en enfant très sage, je rentrais, goûtais et faisais mes devoirs. Mes parents ont rarement vérifiés derrière moi. J'étais bonne élève, cela suffisait à les rassurer...

Cela peut paraître difficile à croire pour ceux qui me connaissent mais oui, j'ai été une enfant très sage. En quelque sorte, je n'avais pas le choix. Il fallait que tout roule, il n'y avait personne pour me rattraper en cas de chute alors je me devais d'être responsable.

 

Puis, il y a eu mes relations avec les autres. Lorsque l'on a grandi toute seule, c'est pas simple de faire avec "les autres". Ces machins qui physiquement te ressemblent mais que tu ne comprends pas, même de loin, dans ton coin à les observer. Je me veux "une grande fille" responsable alors j'agace: non, je ne veux pas les suivre dans leurs bêtises et puis les bêtises c'est pour les gamins... Petit problème de communication Nathalie?

Dans ces circonstances (où il est vrai, je n y mettais pas toujours du mien!) j'ai vite déchanté. Les copines qui se moquent "pour faire comme les autres", les ami(e)s que l'on perd, les trahisons, les promesses que l'on croit naïvement ("Tu seras toujours là pour moi, même si on se fâche?! Tiens c'est marrant parce que là tout de suite maintenant je galère et t'es où?")

Mon éducation social acquis sur le ta(re)s, m'a surtout appris à se méfier. De ne donner sa confiance à personne parce que l'amitié est éphémère et l'être humain, pour son petit intérêt, peut retourner sa veste en un rien de temps. Arturo Bracetti n'a qu'à bien se tenir!

Aujourd'hui, c'est ce qui fait ma force. Je m'adapte très rapidement parce que je saurais faire face. J'ai l'habitude, comme j'aime à dire si souvent.

http://us.123rf.com/400wm/400/400/moori/moori1103/moori110300009/8945765-un-clown-triste-mime-f-minin-avec-une-fleur-rouge.jpg

 

Pourtant, ne compter que sur soi depuis aussi longtemps, c'est pesant. Le comble pour une asociale!

Mes parents me le reprochent souvent: "t'es chiante, pourquoi tu ne veux pas de notre aide?!"...parce que vous m'avez élevé comme cela...

Et parce que, dans toute ma vie, je ne me suis accordé du repos que sur une personne, et j'ai vu ce que cela avait donné. De toute évidence, j'étais trop lourde à supporter pour lui (sans mauvais jeu de mot hein?! J'affiche -8kg sur la balance!)

Au final, c'est à moi-même que j'en veux le plus. Je n'aurais pas dû...Pas dû le croire si fort et moi si dépendante de lui. Pas dû le croire éternellement près de moi, "quoiqu'il arrive"  sans me préparer au fait qu'un jour, il ne voudrait peut-être plus assumer tout cela. Pas dû lui faire une confiance aveugle, non pas contre lui mais parce que l'être humain est comme cela, éphémère. 

 

J'ai aimé ces 4 ans où je n'étais (enfin) plus seule. Je m y etais vite habituée. Alors le retour à "la normale" fut rude.

Sauf qu'à 30 ans et presque autant de célibat, ça devient pesant.

De rentrer le soir et de n'avoir personne à qui parler du stress du bureau ou de sa journée. C'est pesant.

De passer ces dimanches dans le fond de son lit, faute de mieux. C'est pesant.

D'encaisser les coups durs, sans savoir qui appeler, à envoyer des textos dans le vide  et finir par se calmer en boule sur son lit, seule face à son chagrin...(et parfois un bon verre de Jurançon). C'est pesant.

J'ai parfois l'impression d'un poids trop lourd à supporter! (rappel: pas de mauvais jeu de mot, -8kg tout ça) . J'ai besoin d'avoir des épaules assez solides pour accueillir ma tête et mes larmes mais voilà: je ne DOIS compter que sur moi-même. L'abandon des autres est trop douloureux pour penser à redonner ma confiance encore.

Je n'ai besoin de personne même si cela déplaît, y compris à moi-même.

Je n'ai pas le choix, j'ai l'habitude.

"Dans la vie, il faut savoir compter...mais pas sur les autres!" Paul-Jean TOULET

 

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